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plume 'édito du Secrétaire Général

Houngbédji, puissance 3

Porto-Novo,  le 05 Juin 2015

 

 

Énième investiture au perchoir de l'Assemblée nationale, la troisième depuis l'avènement du renouveau démocratique pour Me Adrien Houngbédji, prévue pour le 15 juin 2015. Entre le palais des gouverneurs et le président du Prd c'est une longue histoire. N'est-ce pas déjà, lui, lors de son premier passage à la tête du parlement qui a éprouvé pour la première fois la diplomatie parlementaire à travers le projet de réhabilitation de ce haut lieu historique qui abrite aujourd'hui encore l'hémicycle grâce à la coopération française. 
 

 

Ce fut l'époque de l'Assemblée d'élites (1991-1995), de débats de haut vol dont parlent encore de nombreux Béninois avec beaucoup de nostalgie. Un mandat qui a eu le mérite de révéler définitivement Adrien Houngbédji, l'ancien exilé, condamné à mort par les révolutionnaires, au grand public en donnant plus de visibilité au Prd à l'issue d'une fulgurante ascension en 4 ans. De 4 députés en 1991, les Tchoco-Tchoco en sont arrivés à 19 en 1995, devenant ainsi la première force politique du pays à égalité de siège avec le parti présidentiel d'alors.

 

Il y a eu la récidive pour Houngbédji en 1999 puis le grand retour en 2015, toujours avec le perchoir. Après cette première fois de 1991, la classe politique semble avoir trouvé son joker à chaque fois qu'il fallait redonner sa splendeur et sa crédibilité à la deuxième institution de la République. Chaque fois qu'il fallait trouver une personnalité capable d'inscrire le parlement dans le débat démocratique sans l'aliéner à un pouvoir autoritaire; chaque fois qu'il fallait bénir à bout d'un candidat du gouvernement à l'élection au perchoir; chaque fois que la démocratie pourrait être menacée par une trop grande caporalisation du bureau de l'Assemblée nationale par le chef de l'Etat; la classe politique a recours au leader des Tchoco-Tchoco. A chaque fois, le défi a été relevé avec dignité et conscience propres à l'homme d'Etat.

 

On comprend le grand émoi observé dans tout le Bénin dans la nuit du 19 au 20 mai 2015 lors de l'élection du bureau du parlement. Du suspens autour du vote pour la désignation du président et du score étriqué à la fin alors qu'au sortir des urnes le 26 avril, tous les analystes prédisaient une victoire facile aux forces politiques opposées au gouvernement Yayi. Une victoire au forceps annonciateur d'un autre défi à la classe politique, celui de l'instabilité des groupes politiques sur fond d'accusation de corruption et de débauchages intempestifs. A une voix près, le pays tout entier aurait pu être basculé dans une aventure incertaine. Une seule voix en effet (42 contre 41). Comment redonner un sens à l'action politique sans que cela ne soit automatiquement entaché de soupçon de dessous de table, de compromission et de traîtrise?

 

Wabi  KARIM FAGBEMI

Sécrétaire Général du Parti du Renouveau Démocratique

 

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